Le 24 juin 2026, le Département des institutions, de la culture, des infrastructures et des ressources humaines (DICIRH) a mis en consultation publique l’avant-projet de loi sur la mobilité (LMob), destinée à remplacer l’actuelle loi sur les routes (LRou).
Au vu de l’importance de cet avant-projet pour les petites et moyennes communes, l’ADCV a tenu à informer ses communes membres et à recueillir leurs commentaires. A cette fin, nous avons organisé une Matinale visant à échanger sur les nouvelles tâches communales, dont les débats ont permis de nourrir la présente prise de position. L’ADCV tient à remercier la DGMR pour sa participation à cette Matinale et sa disponibilité durant toute la période de consultation.
Notre Association soutient l’approche multimodale consacrée par l’avant-projet et le rôle clé qu’il confie aux communes dans la gestion locale de la mobilité. L’ADCV émet cependant deux réserves majeures. Premièrement, l’avant-projet entend favoriser le report modal en restreignant le stationnement, sans pour autant garantir l’existence d’alternatives à la voiture, ce qui fait peser un risque important sur les communes. Deuxièmement, en matière de planification, l’avant-projet méconnaît la diversité des communes et porte atteinte à leur autonomie par une extension du contrôle de l’Etat.
L’ADCV demande que les communes conservent une réelle autonomie dans le pilotage de la mobilité sur leur territoire, en particulier en matière de stationnement. Il appartient à chaque commune de déterminer le rythme et l’ampleur des mesures à mettre en œuvre en fonction des alternatives effectivement disponibles.






